La stratégie : C’est rendre possible ce qui est nécessaire.

Parcourir le globe et l’hexagone, c’est profiter de nouveaux paysages, découvrir les cultures environnantes, se questionner sur l’attractivité de tel et tel territoire, et c’est aussi se créer l’opportunité de rencontrer de jeunes talents qui souhaitent faire le pas de l’entrepreneuriat et avoir la chance de partager les confidences de ceux qui ont déjà fait le grand saut.

Cette semaine, j’ai souhaité vous faire partager sous forme de trait d’union, une synthèse des différentes visions de l’entrepreneuriat livrées par les prétendants et les élus et mon regard sur le sujet.

A l’origine de ce billet, l’excellence initiative célébrée cette année à L’Arnsbourg auprès de Cathy Klein et Philippe Labbé « Dotation des jeunes talents de Gault & Millau », qui vient aider de jeunes chefs à s’installer.

De cuisinier ou maître d’hôtel à restaurateur puis entrepreneur, de réceptionniste à directeur d’hôtel puis entrepreneur, ou encore de sommelier à caviste puis entrepreneur, tous avaient un jour franchi le cap de l’entrepreneuriat.
« L’entrepreneur »… Mais c’est quoi exactement ? : « Un entrepreneur, c’est quelqu’un qui se jette d’une falaise et construit un avion sur le chemin de la descente. » Reid HOFFMAN, co-fondateur de LinkedIn.

De mes phases d’écoute, j’ai tiré un enseignement fondamental. L’entrepreneuriat n’est pas une science. C’est une pratique, qui peut, en revanche, être jalonnée de structure et de méthode pour atteindre un niveau fort de conviction destiné à proposer la meilleure expérience à ses clients et assurer la pérennité des emplois créés.

Entreprendre c’est impulser, convaincre, évangéliser, expliquer, unifier, fédérer, écouter, décider, assumer : « et sinon c’est à quel moment que nous faisons notre vrai métier de cuisinier et maitre d’hôtel ?» me demandait un couple de jeunes entrepreneurs que j’accompagnais dans le cadre de mes activités pour le développement de leur marque et leur stratégie de communication…

Oui, l’ennemi principal est le temps. L’enjeu est de prioriser ses décisions pour bâtir des solutions qui remportent l’adhésion de tous…car oui entreprendre, ce n’est pas cuisiner ou être uniquement à l’attention de l’autre. C’est mettre au cœur de son raisonnement la définition de sa propre stratégie.

La stratégie est l’orientation des activités d’une organisation à long terme. Elle engage fortement son avenir. La finalité d’une entreprise, c’est exister, survivre, se développer, se diversifier, rechercher de la rentabilité, s’associer, améliorer les conditions de travail, s’internationaliser…

Une fois qu’elle est décidée, il faut la déployer : définir le cap car le sens existe, favoriser la coordination, faciliter l’action. Décider, c’est aussi comprendre que face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.

Je souhaite aux jeunes talents 2015 du Gault & Millau : Julien Binz, Mickael Feval, Nicolas Grandclaude et à tous ceux qui se sont lancés dans l’entrepreneuriat le meilleur des succès.

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