Label, Label, dis-moi qui est la plus belle…

Si nous partons du constat qu’un établissement non affilié est un établissement isolé, la rentrée approchant à grand pas, nous pouvons nous poser la question de savoir si accrocher un label à son établissement permet de pérenniser sa propre marque.

Apposer un label sur le fronton de son établissement, c’est adapter une stratégie de différenciation. Car les labels sont avant tout des signes de différenciation et de création de valeur pour le consommateur. Ainsi, un des moyens de se distinguer, c’est investir dans un label.

Dans le cadre de l’hôtellerie, de nombreux labels existent comme Logis, Bestwestern, Relais & Châteaux, Châteaux Hôtels Collection… et dans le monde de la restauration, les Maîtres Restaurateurs, Maîtres Cuisiniers, Collège Culinaire ou encore Grande Table du Monde, ont de plus en plus de notoriété, chacun dans des axes complémentaires de développement.

Souvent, la question se pose sur l’adhésion à une multitude de labels ou encore la concentration vers quelques-uns : « Label, Label, dis-moi qui est la plus belle… »

Certes, l’idée d’origine est de glisser sa propre marque sous un label ombrelle de qualité, mais en sous-jacent n’oublions pas que l’idée primaire reste souvent comment améliorer ses ventes. Cependant, dans un monde où la distribution a été bousculée par des majors du web comme booking, la fourchette et bien d’autres, est ce que l’objectif business doit être absolu en cas d’affiliation ?

Ce que je retiens des derniers établissements que j’ai pu accompagner dans le cadre d’une stratégie globale de marque où l’effet de levier du label a été déterminant, c’est qu’investir dans un signe de qualité, c’est avant tout en devenir acteur.

Les labels se renforcent grâce aux membres qui l’animent, ainsi la clientèle voyage de maison en maison, toutes distinguées par ces mêmes labels. Auparavant, un label était un distributeur, aujourd’hui il est signe distinctif lié à un segment de qualité et d’engagement.

La définition de la qualité est d’après l’Afnor (Association française de normalisation) : « un produit ou service dont les caractéristiques lui permettent de satisfaire les besoins exprimés ou implicites des consommateurs ».
PS : Bon ben, nous voilà bien avancés…

Dans les années à venir, je suppose que les labels qui deviendront des marques fortes impulseront des pratiques auprès de leurs membres, pouvant aller jusqu’à une norme, voire un jour une sorte de certification. Ceux qui auront le plus d’avenir vont travailler sur le développement durable des territoires. Car en ces temps, nous ne pouvons plus parler de départements, régions, ou pays, mais de territoires communs de valeurs. De mon point de vue, un label fort distingue et qualifie un territoire qui n’a pas de frontières, mais un socle commun d’engagement.

Alors, quelque soit le label que vous envisagez pour assurer le succès de votre établissement, l’essentiel c’est l’ADN et l’engagement de votre propre marque, car au final c’est elle qui reste le souvenir auprès de votre client. C’est ainsi que le ou les labels seront un allié pour votre devenir.

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