Famille Meilleur à La Bouitte : Les bâtisseurs d’expériences uniques.

En été, ce n’est pas au détour d’une piste que vous improvisez un déplacement à Saint-Martin-de-Belleville. Vous préparez votre séjour, vous calculez les kilomètres entre les étapes, et vous n’êtes en quête que d’une chose lorsque vous prenez un temps de repos limité en août. Vivre des expériences uniques.

Les expériences uniques ont cette particularité de vous regonfler pour un long moment, elles participent à votre joie de vivre, de retrouver en un seul souffle, en une seule soirée, en un seul moment, la densité de la vie.

Nous ne connaissions pas les personnages de notre destination, de simple salutations cordiales sur des évènements professionnels. Nous avions toujours eu du mal à nous décider à y aller avec mon épouse, comme si nous n’étions encore pas prêts, pas encore assez d’expériences ou de tables pour découvrir ce lieu.

C’est par un bel après-midi d’été que nous arrivâmes dans ce village posé entre les sommets et la vallée.

Vous avez presque la sensation d’entrer à « La Bouitte » par les arrières, vous tirez la porte et vous êtes déjà dans un salon qui juxtapose la salle à manger.

C’est un peu comme chez l’habitant, on vous accueille dans la pièce principale. Normal, c’est là ou se passe la majorité de la vie de la famille, vous avez la sensation qu’ils n’ont pas de bureaux, que tout se passe ici, les grandes décisions, les grandes rencontres, les émotions.

Les enfants de la chambre du premier étage vous courent entre les jambes, une livraison arrive, un client demande son chemin… Ce lieu, c’est le carrefour de la vie, c’est pour cela qu’il devient rapidement attachant.

Ce carrefour n’est naturellement pas très loin de l’intersection qui mène à la cuisine.

Enfin en cuisine… En réalité l’ancienne maison du Tonton. Même les fenêtres de l’époque sont encore présentes dans la cuisine juste à côté du piano, elles confirment que l’endroit s’est construit à la force du poignet, chaque coup de truelle a été posé par un membre du clan, juste pour s’assurer que le travail qui sera fait plus tard sous le signe de la perfection soit posé sur des bases de fondations solides pour les transmettre ensuite à la future génération.

La Bouitte, c’est une maison qui a une marque : Les « Meilleur ».

Une marque, c’est un signe visible qui exprime une différence et authentifie une appartenance.

La Bouitte a donc trouvé grâce à l’animation de cette famille le fondement de sa construction : un savant mélange de générosité, révélation, challenge, mais aussi labeur.

En tant qu’observateur, je supprimerais presque les deux prénoms au-dessus du logo et tout autre symbole pour ne laisser que « MEILLEUR » : avec une simple signature : « Famille de Haute-Montagne ». Car le sens de l’accueil mais aussi de la cuisine va à l’essentiel.

L’essentiel, c’est la cuisine. Au départ de l’histoire, une maison qui se spécialise dans les plaisirs gourmands de la montagne, puis au détour d’un repas chez Paul Bocuse, René a la révélation : il faut aussi faire du gourmet. La maison évolue au fil du temps, et Maxime le rejoint plus tard : c’est le challenge. Vous ajoutez la sœur, les enfants, les épouses, et vous avez la générosité…

J’aimerais maintenant vous parlez du dernier fondement : le labeur.

Labeur est presque un mot inapproprié dans notre société actuelle, car elle tente de nous faire croire que nous sommes la génération « loisirs ».

Nos contemporains ont même mis en place des semaines de travail de plus en plus courtes pour être sûrs que notre système de valeurs migre dans le « loisir », comme si c’était mal d’être reconnu pour son implication professionnelle, voire même grossier de participer à la réussite d’un client parce que nous aurions travaillé avec concentration, perfection et excellence.

Un journaliste avait un jour demandé à Paul Bocuse, « mais pour vous, parmi vos équipes qui est le meilleur cuisinier ? », il avait répondu : « le meilleur cuisinier ? c’est celui qui ramasse le papier qui traîne dans la cour. »

L’implication, c’est presque un synonyme de labeur.

Je ne connais pas les prénoms des cuisiniers, maîtres d’hôtel, serveurs, gouvernantes, équipiers, réceptionnistes…qui ont participé à la réussite de notre séjour, et le regrette : j’aurais aimé les citer un à un dans ce billet pour souligner que le mot « labeur » est une valeur forte, un signe de grande qualité et qu’ils en sont tous le reflet car ensemble, ils rendent les clients heureux pour vivre des moments intenses grâce à leur contribution : ils font vivre des expériences uniques.

Au dîner :

– OEUF DE TRUITE, consommé, Mousse de sous-bois
– BALLON MOZZARELLA, Gonflé à la mousse de tomates, gelée végétale au basilic, tomate séchée au soleil.
– CROZETS : Au beaufort «  Façon Risotto », girolles, oseilles des bois
– FILETS DE FERA Du Léman, pané d’une feuille de pain croustillante, cœur de salade, vinaigrette
– RIS DE VEAU Glacé pomme de terre Agria, « Cigarette Russe » au raifort feuille, fumée de hêtre.
– LAIT dans tous ses états : Coulis, meringue, sorbets, biscuits.

Restaurant Gastronomique La Bouitte
Hameau de St Marcel
73440 St Martin de Belleville
France
Tél : +33 (0)4 79 08 96 77
info@la-bouitte.com

www.la-bouitte.com

Partager ce billet